Ca arrive tellement que c'est déjà (enfin?) là.

Ca arrive tellement que c'est déjà (enfin?) là.
Désolé pour l'attente, mais je suis quelqu'un de plutôt lent à la détente...^^'

Chapitre 3 : In My Kingdom Cold

Je ne vous ai jamais parlé de mes parents – enfin, à part lors de ma description de « ce que vous savez » – . D'une part parce que je n'en ai pas eu l'occasion, et d'autre part du fait que c'est le couple le plus inintéressant que j'ai jamais rencontré. Chaque personne, même la plus classique, a une particularité, un trait de caractère, quelque chose qui la fait se démarquer de la masse. Tout le monde.
Tout le monde sauf eux, en fait. Ils sont tout simplement affligeants de banalité. Rien qui puisse les distinguer des millions d'autres parents à travers le monde. Est-ce à cause de cela que je suis si atypique? Peut-être bien, paradoxalement. De toute façon, « paradoxal » est l'adjectif qui s'applique le mieux à mon existence.
Ce couple était, malgré son manque criant d'intérêt, ma seule piste sérieuse pour savoir ce qu'ils étaient devenus. En effet, il m'était arrivé de surprendre ma « mère » au téléphone, qui parlait à « son frère ». Un esprit de déduction basique permet d'en déduire qu'elle parlait à mon oncle.
Car je ne sais rien de ma famille d'adoption. À part que j'ai deux parents et (probablement) un oncle, rien. Mes parents ne m'ont jamais parlé de leurs parents, de leurs oncles, de leurs tantes... Rien. Pas un mot. À croire qu'ils étaient comme moi.
Ce dont je doute tout de même fortement, vu ce qu'ils sont devenus.
Enfin bref. J'ai donc décidé de leur poser la question directement. Normalement, je ne parle jamais de choses comme cela à mes parents. Je dois être comme un parasite à leurs yeux, ne se rappelant à leur existence que lors des repas et ne leur addressant la parole qu'en de rares occasions, et en des termes aussi recherchés que « Le sel, s'il-te-plaît » ou « Bonsoir ».
Je n'ai pas vraiment l'occasion de parler en général. Je n'ai pas de vie familiale et si je vais effectivement au lycée, je n'adresse la parole à personne et les professeurs ont très bien compris que je ne suis pas du genre à répondre aux questions. Les plus sympathiques d'entre eux ont essayé de me réconforter et de m'encourager... sachant que je n'ai besoin ni de l'un ni de l'autre. Les plus vicieux ont eux très bien compris mon problème et s'amusent à m'inonder de sarcasmes devant une classe hilare. C'est ce type là de professeur que je préfère, naturellement.
J'ai décidé de leur en parler donc. Mais pas durant un repas : cela leur donnerait une bonne occasion de me renvoyer dans ma chambre, le sujet étant – à mon avis– plus ou moins tabou. Non. J'ai décidé de leur en parler au moment opportun; c'est-à-dire au moment où il s'y attendraient le moins. Ainsi, de par leur réaction, je pourrai d'ores et déjà savoir s'ils savent ou non ce qui s'est passé ce jour là : s'ils semblent surpris ou incommodés par la question, ils le savent. Mais même dans le cas contraire, ils pourraient le cacher. Ce sera à moi de découvrir la vérité. J'ai toujours dû découvrir la vérité par moi-même de toute façon; j'ai compris que les humains ne sont pas des êtres dignes de confiance.
Sauf que cette fois ça ne sera pas aussi simple. Mais je le sais. Et je suis prêt à tout, rappelez vous-en...





Black my mind... black my heart...
In my kingdom... I enter to my own world


ImmortalIn My Kingdom Cold

# Posté le mercredi 20 juin 2007 18:13

Modifié le vendredi 22 juin 2007 16:54

Concours.

Concours.
C'est que ça se passe.

Participez donc! :p

# Posté le samedi 23 juin 2007 13:07

Désolé pour l'attente...

Oui, je sais que je suis lent.

Mais bon, faudra s'y faire!^^

# Posté le mardi 26 juin 2007 11:43

Ca sent la déception.

Ca sent la déception.
Alors NON je n'arrête pas ma fic, je le précise^^

En fait je bossais sur un OS pour le concours de one-shot-x.

Et le voici, je le publie donc.

Après tout ce temps, je décide enfin de lui révéler qui je suis vraiment...

Après tout ce temps passé à endurer ce qu'elle m'a fait. Je suis l'entité la plus vieille et pourtant, je ne suis pas la plus respectée. Oh, je ne demande pas grand-chose! Juste un peu de respect et de dignité, comme une personne âgée qui aspire à finir ses jours dans la tranquillité. Mais visiblement c'est impossible à atteindre pour moi. Je suis traînée dans la boue, souillée, et ceux qui veulent prendre ma défense sont raillés et mis à l'écart. Persécution? Non. Plutôt abus. Elle profite de moi car je suis riche et apparemment sans défense. Elle pense que je suis immortelle, elle sait qu'elle n'héritera pas de mes trésors; ce qui fait qu'elle me vampirise, qu'elle aspire ma substance vitale telle une sangsue. Mais l'immortalité n'est qu'un de ses vieux rêves. C'est le cycle de la vie : la mort est nécessaire à la vie. Si la mort n'est plus, la vie n'est plus. Je suis donc loin d'être immortelle.

Quand je pense que je lui ai tout donné... et qu'elle a tout pris, et même plus, sans me remercier. Et plus le temps passe, plus elle s'acharne sur moi. Elle appelle cela le progrès. Est-ce réellement cela le progrès? Détruire les autres afin d'être toujours meilleur? De son point de vue, oui. Du mien, pas vraiment... En fait, pour moi, son progrès est une mauvaise chose. Oui, je sais, ça doit être à cause de mon grand âge. Mais son progrès ne sème que le chaos, tandis que j'aspire à la tranquillité.

J'ai bien essayé de la prévenir quelques fois, mais elle semble ne pas s'en soucier. Les petites alertes sporadiques n'ont pas d'effet sur elle. L'on peut penser que je suis trop tendre, mais je suis comme ça, pacifiste, pas comme elle. Guerrière mais maline. Voici comment je la qualifierais. Au départ, pourtant, j'ai été séduit par son intelligence et étonné par sa capacité tout à la fois à se mettre dans des situations atroces et à s'en sortir. Jusque là, je n'avais vu que des êtres stupides, ne montrant des éclairs d'intelligence que dans des situations bien définies. Elle était différente. Elle était sortie du lot, faisant des autres êtres des esclaves et tuant ceux qu'elle ne pouvait pas dompter. Cruelle mais splendide. J'avais cru trouver en elle l'aboutissement de la création. Le chef-d'oeuvre.

...Mais en fait non. Ainsi va l'évolution : chacun est voué à l'extinction. Un plus fort prendra la place. Et ainsi de suite. J'ai été aveuglé par sa beauté. Je l'ai aimée, j'ai tout fait pour elle. Mais elle ne m'aimait pas. C'est l'effet d'addiction : l'adoration initiale fait place plus ou moins vite au dégoût et à la tristesse.

Je suis en phase finale de cette addiction. Je ne l'aime plus. Non. L'amour peut se muer en haine... c'est bien le cas ici. J'en trouverai bien d'autres à mon goût, de toute façon... mais pour l'instant je dois la détruire.

Oh oui, elle se lamentera. Elle aura compris qu'elle ne peut plus rien faire. Elle tentera tout de même de s'échapper, de fuir son terrible sort. Mais elle ne pourra pas. Elle mourra. Rien n'en restera. Ainsi, je pourrai survivre. D'autres prendront sa place, et on l'oubliera.

Il y a 65 millions d'années, mes préférés ont été assassinés, totalement contre ma volonté. Cette fois-ci, c'est moi-même, la Terre, qui vais lui montrer, à cette humanité, ce qui je suis vraiment : une entité comme elle, vivante et mortelle, prête à tuer pour sa survie.

# Posté le samedi 30 juin 2007 11:30

L'attente n'est pas vaine.

L'attente n'est pas vaine.
Et bah voilà, le nouveau chapitre arrive. Et oui. Y en a qui n'y croyaient plus (hein anneonim alias C...? :D)
Je vous laisse le lire^^

Chapitre 4 : Crawl Through Knives

Le moment est venu. En examinant mon emploi du temps et celui de mes parents, j'en ai tiré une conclusion : mes parents sont, en plus d'être affreusement normaux, des gens très occupés. Ils travaillent tous les deux et pratiquement toute la semaine; je ne les vois que le week-end, et encore. Mais franchement cela ne me dérange pas. Moins je les vois, mieux je m'en porte, de toute façon.
Cette conclusion m'a amené à une évidence : je ne peux leur parler que le dimanche. Tout simplement car ce jour-là, ils sont là tous les deux. Et c'est un facteur important. Comme ils sont, je pense, plutôt faibles mentalement, si je les interroge tous les deux et qu'ils esquissent un mouvement (comme par exemple, tourner la tête vers l'autre, ou bien sursauter légèrement...), je pourrai en déduire qu'ils savent quelque chose.

...Et nous voici dimanche. Mes parents sont là, dans le salon. Pour l'instant je ne leur parle pas. Oh , non pas parce que j'ai peur de le faire; la peur ne fait pas partie de mon panel d'émotions. C'est juste que j'attends le moment exact où je pourrai évoquer le sujet en faisant ressortir leurs émotions.
1,2,3... Ca y est. Je me lance. Je n'ai pas d'autre choix, de toute façon.
Je vous passerai les détails de la conversation. En tout cas, ils n'ont à première vue pas spécialement réagi lorsque je leur ai dit que j'aimerais en savoir un peu plus sur ma famille –mettons les choses au point, je n'en ai rien à faire – ; mais c'était prévisible. C'était juste une feinte, comme vous l'aurez deviné. Je n'allais pas leur demander directement ce qu'était devenu mon oncle. Non. Ca aurait singulièrement manqué de finesse.
Et je ne me considère pas comme quelqu'un de stupide.
Ils sont plutôt surpris en fait; mais de la question en elle-même. Une surprise honnête en somme. Le mensonge est facile a débusquer chez des personnes comme celles-ci.
Ils me demandent gentiment pourquoi je veux savoir tout ça... Je leur répond que c'est tout simplement parce qu'ils ne m'en ont jamais réellement parlé. Là, au moins, ce n'était pas compliqué de trouver une raison valable, puisque c'est probablement l'une des choses les plus sûres au monde.
Ca y est! Ils commencent à me parler de la famille. Grand-pères, grand-mères, tout le monde est égréné. Tiens? Tout le monde sauf leurs frères et soeurs.
Alors là, je vois 2 raisons possibles : soit ils sont tout simplement en train de commettre une faute tactique en tentant de dissimuler son existence, soit...
Soit ils sont tout simplement sincères. Et ce cas de figure m'était sorti de l'esprit. Ils m'avaient présenté cette personne comme mon oncle, l'est-elle vraiment?
...Et c'est de cette façon que le doute s'installe en moi. Je déteste le doute. Douter me fait me sentir faible. Or je veux bannir la faiblesse de mes sentiments. Je ne suis pas quelqu'un de faible, je le sais. Non. Je ne dois PAS douter.
Allez, je leur « rentre dedans ». Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot : je leur demande directement s'ils ont des frères ou des soeurs. Et voilà la révélation. Mon père a effectivement un frère. Ils n'ont pas semblés spécialement surpris, finalement...
En y repensant, c'est vrai qu'ils ne sont pas capables de cacher leurs sentiments. Ca ne pouvait donc être qu'un oubli de leur part de ne pas énumérer mon oncle dans la liste.
Enfin bref. J'apprends également que cet oncle est marié mais n'a pas d'enfants. Ca a l'air presque trop simple de le reconnaître. Cela me déçoit d'ailleurs. J'espérais quelque chose de plus compliqué, de plus ardu.
Évidemment que ça ne peut être aussi simple : ils n'ont plus de nouvelles de lui depuis des années d'après ce qu'ils disent. De plus, ils ont l'air sincères; ce qui veut dire dans leur cas qu'ils le sont vraiment. Comme quoi. Ca va finalement atteindre le niveau de difficulté que j'espérais, c'est-à-dire que c'est mission quasi-impossible.
Je les remercie quand même pour toute cette conversation; malgré ce demi-échec, le meilleur moyen d'obtenir éventuellement d'autres informations ultérieurement est de déployer l'arme fatale qu'est l'hypocrisie. Fatale car elle passe pour des bonnes manières et de la gentillesse auprès des gens dits « normaux ». En réalité je n'ai aucune envie de remercier des gens que je prend de haut et que je ne considère pas comme égaux à moi.
Un proverbe dit : « Un de perdu, dix de retrouvés ». Encore une phrase futile inventée par quelqu'un qui venait de perdre sa compagne.
Mais dans mon cas, malheureusement, c'est presque ça.
Un mot. « Non ». Non. Écrit en grand, écrit dans ma chambre, sur mon bureau. Non. Étonnant. Enfin, pas tant que ça finalement. Cela veut dire qu'il sait.

...Je sens. Je sens que la fin de tout ça se dessine.


Peut-être moins bon que les précédents, certainement même. Mais bon.

Par contre là je vais devoir faire une pause, puisque je pars pendant 15 jours... Et je serai en fait indisponible pratiquement jusqu'à début août =/

Bon donc pendant ce temps là, lisez donc ça et ça ^^

# Posté le mardi 03 juillet 2007 21:39