Avant tout...

Ceci est donc une fiction. La poursuivrai-je longtemps ou pas, je ne le sais pas encore. Elle parle du noir. Je sais que c'est un peu vague comme description mais vous verrez bien de quoi il en retourne...

# Posté le samedi 09 juin 2007 14:00

Le début....

Le début....
Voilà le début... Certainement à retravailler^^

Prologue (ou chapitre 1) : The Undying Black


Noir (adj.) : Qui est caractérisé par l'absence de couleur (ou par une couleur très sombre) ou bien par l'absence de lumière.

...Aucun mot ne pouvait mieux me définir.
Je me présente : j'ai 17 ans et l'on m'appelle... Blacky. Je dis « on m'appelle » car personne ne connait mon vrai nom. Oh, je dois bien en avoir un, mais moi-même je ne le connais pas. Il paraît que j'ai été recueilli étant petit par ceux qui sont par conséquence mes « parents »...
Enfin bref, revenons à moi. Vous l'aurez deviné, si je me définis comme « noir », ce n'est pas de par ma couleur de peau mais bien à cause de la teinte sombre de mes pensées. Pas seulement de mes pensées, d'ailleurs : je prends bien soin de ne pas montrer le moindre signe de gaieté dans mon style vestimentaire ou même musical... Mais attention, pas comme ces « gothopouffes » de 13 ans et demi qui se prennent pour des incarnations de Satan tout en écoutant Tokio Hotel et en trouvant les membres du groupe « cro mimiiiis ». Non, je cultive le noir certes, mais le vrai noir, écoutant la musique la plus oppressante possible et portant les vêtements qui se rapprochent le plus de ceux que l'on porte pour un enterrement par un après-midi pluvieux de novembre. Même le gris me paraît une ode à la gaieté, au printemps, aux petits oiseaux dans les arbres... Exactement ce que j'essayais d'éviter. En effet, je suis dans un état dépressif. Pas en dépression, non. La dépression, c'est une maladie, ça se soigne. Dans mon cas, c'est différent : le mal-être est mon bien-être. Je ne me sens bien que lorsque je déprime. J'évite donc tout ce qui pourrait me rendre joyeux; par exemple, si l'on me propose de faire quelque chose qui me plairait — car il y a encore des choses qui me plairaient, contrairement à ce que l'on peut ressentir durant une dépression — , je refuse. A Noël, je m'enferme dans ce qui me sert de chambre, pour premièrement ne pas être contaminé par cette répugnante ambiance festive et deuxièmement pour ne pas recevoir de cadeaux. Les cadeaux sont l'incarnation de ce que je ne veux pas recevoir : de la sympathie. Que ferais-je avec ces sentiments positifs? Sortir de mon univers et devenir quelqu'un de normal? ...Et puis quoi encore.
Je suis sûr que vous dites déjà dans mon dos : « Mon Dieu, quel est son problème? Il ne peut pas être heureux comme ça... » Et je vous répond comme cela : primo, je ne considère pas mon état d'esprit et ma façon de vivre comme un problème, mais comme une différence. Et les gens sont souvent incapables de la faire, cette fameuse différence. Deuzio, effectivement, l'on ne peut pas parler de « bonheur » en me qualifiant. Mais l'on ne peut pas non plus parler de « malheur », puisque chez moi les deux sont liés. Et tertio, concernant l'emploi probable du masculin : vous ne savez même pas si je suis un garçon ou une fille. Je prend un malin plaisir — si l'on peut parler de « plaisir » ici — à jouer avec mon identité. Puisque je n'ai pas de nom, pourquoi ne serais-je pas en plus asexué? En tout cas, au strict sens psychologique du terme, je le suis. On dit que seul les anges n'ont pas de sexe... Je suis la preuve plus ou moins vivante du contraire.
Vous devez également vous dire que je n'ai pas d'amis, de par ma conception différente du bonheur. Et en effet, selon le sens que vous donnez à ce mot, je n'en ai pas. Pour vous, un ami est quelqu'un à qui l'on peut parler, avec lequel on peut rire, auquel l'on peut se confier. Ce genre d'ami là est ce que je ne veux pas. Je ne veux pas de quelqu'un avec lequel je rie mais quelqu'un qui rit de moi.
Je sais ce que vous allez dire... vous allez encore penser que je suis masochiste et que j'ai besoin de soins. Et je vous répondrai que je suis masochiste, oui. Dans le sens où vous l'entendez. Mais qu'un masochiste prend du plaisir dans ce qu'il fait. Et autre chose : je ne me scarifie pas, non, rien de corporel. Je ne me complais que dans le mal-être moral... je suis masochiste intellectuel, si vous préférez. Et alors? Cela risque-t-il de me tuer? Non. Les soins que vous voulez que je prenne ne sont destinés qu'à me rendre comme vous en me forçant à me conformer à vos standards. Si quelque chose devait me tuer... ce serait plutôt ça.
Maintenant, vous avez dû passer à la phase « Puisqu'il ne veut pas de nous, laissons-le se suicider ». Oh, ça pourrait m'arriver. Mais il y a cependant peu de chances. La vie ne me déplaît pas, je n'en ai juste rien à faire. J'ai juste peur que la mort soit moins noire que la vie. Si un jour, je commence à ne plus pouvoir me maintenir dans cet état de dépression, peut-être que dans ce cas, j'irai faire un tour dans l'autre monde.
Au fait, si vous lisez ceci, vous attendiez peut-être une histoire, mon histoire, après cette description plutôt longue et rébarbative. En effet, j'ai une histoire. Mais ce n'est pas une histoire comme dans les films, où le gentil héros incompris finit par se marier avec la belle blonde de service. Non. Ma vie n'est pas une histoire triste avec une « happy end » : c'est juste une histoire triste. Enfin « triste » dans le sens où vous l'entendez, pas dans le mien. Triste dans le sens où tout sentiment positif en est banni, tout n'est que diverses nuances de noir.
...Vous la voulez quand même? Je vous aurais prévenus.
Ma vie n'a pas toujours été noire : elle a été grise aussi. J'ai été enfant et je sais ce que signifie l'« innocence de l'enfance » : ça veut dire que l'on ne comprend pas toujours les saloperies que l'on te fait subir.
Étant enfant (je devais avoir 6-7 ans), mes « parents » m'ont un jour confié à un couple qu'on m'avait présenté comme « ma tante et mon oncle ». J'y ai cru; à cet âge on ne se pose pas de questions là-dessus, surtout si ça vient des parents. Et je fus donc confié à ces gens dont je ne savais rien à part que l'un d'entre eux était probablement soit le frère soit la soeur d'un de mes parents.
Ils étaient très gentils. Au début, ils s'occupaient bien de moi, ils me donnaient des bonbons, me proposaient de jouer à des jeux...
J'étais bien. Je n'ai jamais été comme ça depuis. Mais lorsque les bonbons sont devenus les prétextes à des jeux d'une toute autre forme, je me suis rendu compte que la spirale infernale commençait.
...Trop tard.
Au début ça n'était que de simples câlins, puis c'est devenu des bisous, des contacts de plus en plus intimes... Jusqu'à cette soirée....
Car mon oncle (et ma tante... même elle y prenait part) avait décelé chez moi la parfaite occasion de se faire de l'argent tout en prenant du bon temps. Ce maniaque pédophile avait invité ses copains pervers pour une soirée en les faisant payer pour « s'amuser » avec la mini-salope qu'il m'avait fait devenir. Inutile de vous préciser combien ce fut l'enfer... Je préfère vous passer les détails.
Le traumatisme fut grand... Mais finalement, la haine ne perdura pas. Et même ce couple démoniaque... Je n'arrive pas à le haïr... Seulement à éprouver l'indifférence obscure dont j'ai le secret.
Vous vous demandiez pourquoi j'écris?
Vous avez votre réponse : j'écris pour tenter de retrouver la haine que je n'ai que trop cherché. Car pour moi, la haine serait un sentiment. Chose que j'aimerais bien éprouver de nouveau : toutes les punitions du monde m'ont trop renforcé pour que je ressente quoique ce soit maintenant. Un peu comme un drogué qui a toujours besoin de quelque chose de plus fort...
Je suis addict aux sentiments négatifs.
Mon nom est Blacky, et je jure qu'un jour je haïrai cette personne...

# Posté le lundi 11 juin 2007 07:45

Modifié le vendredi 15 juin 2007 12:24

La pub.

Bon, avant le chapitre à venir, un petite pub pour les fics de C.... (chut faut pas que je dise son prénom sinon elle va s'énerver :D) :

http://anneonim.skyblog.com
http://aneonyme.skyblog.com

Un seul mot : c'est bien. :p

# Posté le samedi 16 juin 2007 08:51

Et ça continue.

Et ça continue.
Chapitre court, je sais. Mais c'est comme ça. :p

Chapitre 1 ½ : Sadness and Hate

Avez-vous déjà remarqué?
Les gens les plus sombres ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Quelqu'un peut apparaître comme le premier des rieurs en public et pourtant porter un fardeau lourd comme la mort dans son esprit. J'ai réfléchi à la question et je me suis rendu compte que les gens les plus sombres (réellement sombres, pas pseudo-dépressifs) sont ceux que l'on nomme les « surdoués », les plus intelligents spécimens du genre humain. Cela veut-il dire que je suis intelligent? Oui. Peut-être. Je ne ressens pas de honte à le dire. Je ne comprends pas les gens qui font preuve d'une modestie telle que ça en devient pitoyable simplement afin de passer pour quelqu'un de « bien », de « correct ». Le jugement de valeur que les gens peuvent avoir sur moi n'a pas d'importance à mes yeux. Si je peux les amener à me détester, tant mieux.
Vous vous demandez encore pourquoi je vous parle de ça, n'est-ce pas.
Tout simplement pour la raison que j'ai évoqué : je dois écrire. C'est comme une drogue. Mais dans le cas d'une drogue, une fois qu'on est entré dans le tunnel on meurt dedans.
Moi, je vois la lumière de haine briller au bout.
La haine.
Le seul sentiment négatif que je n'arrive pas à éprouver. Le sentiment négatif à la fois le plus pur et le plus bestial. A la fois beau comme une froide nuit d'hiver et repoussant comme... rien d'autre. Et tandis que le mépris, l'envie, et tant d'autres sentiments tels font partie de ma vie... la haine reste inaccessible.
Il me l'a volé. Ce jour-là, il est parti avec et l'a jetée aux oubliettes. Enfin, à mes yeux. Je pense qu'il croit toujours que je le déteste. Mais comme je ne l'ai pas revu depuis ce jour, je pense aussi qu'il n'en a rien à faire de moi. Tout comme moi de lui d'ailleurs. Mais ça ne durera pas. Je le haïrai. Je haïrai tout court.
...Je veux haïr.


I promised to you, with sadness and hate,
Wherever I may go, you will know...


Wintersun
- Sadness and Hate

# Posté le samedi 16 juin 2007 18:27

Encore.

Encore.
Bon, voilà la suite.

Chapitre 2 : Beyond the Dark Sun

Aujourd'hui, j'ai décidé de réussir. Réussir à trouver ce que je cherche depuis si longtemps. Je me suis rendu compte que l'écriture seule ne me permettrait pas de trouver la haine. Mais elle a joué un rôle : elle m'a sorti de l'apathie dans laquelle je me trouvais depuis si longtemps déjà. Il est rare que je fasse le bon choix, mais cette fois-ci je n'ai pas fait d'erreur.
Je peux d'ores et déjà lire dans von pensées. « Maintenant, il nous a déjà assez pompé l'air avec ses histoires, il va enfin arrêter de débiter ses idioties ». Vous auriez voulu que ça ne soit qu'un journal intime. Vous auriez voulu que je vous laisse en paix avec mes histoires. Je vous énerve, je le sais, et voilà pourquoi je continue. Je continuerai jusqu'à ce que vous me détestiez, si ce n'est pas déjà fait.
J'ai donc décidé de faire face. Face à eux. Eux qui m'ont laissé comme une sorte d'Antéchrist incomplet, car ne pouvant transmettre de haine au monde.
Et je vais encore me faire reprendre sur le terme « Antéchrist ». Vous me pensez blasphématoire et prétentieux.
Blasphématoire, je ne le suis pas, je ne fais que constater les caractéristiques d'une entité supposée être le contraire du messie des catholiques.
Quant à prétentieux... Vous pensez tellement que je ne suis qu'une petite chose dépressive de rien du tout que vous ne voyez pas la réalité : tout comme le Christ est l'incarnation de la joie et de l'amour dans le monde, je suis l'incarnation du désespoir et de la froideur. Je suis, sinon l'Antéchrist, en tout cas un ange noir, ou plutôt gris; cela à cause du fait que je ne soie que l'incarnation de la froideur et non pas de la haine. Un démon incomplet. Tout simplement.
Enfin bref. J'ai décidé de rencontrer ceux qui furent mes tortionnaires, et qui, finalement, le sont toujours malgré leur absence. Vous connaissez la formule : aux grands maux, les grands remèdes.
Ici, le mal n'est pas grand, il est tout simplement incommensurable. Vous pouvez donc imaginer l'ampleur de ma détermination. Je suis prêt à tout pour réussir. À tout? Oui. À tout. Absolument tout.


For years I have travelled in coldness,
But my heart is warm as the darkened sun above me...


WintersunBeyond the Dark Sun

# Posté le lundi 18 juin 2007 19:58